La situation financière et matérielle très fragile du diocèse, conséquence de la profonde crise socio-économique du pays, ne lui permet pas de s’acquitter de sa mission et de soutenir la population. Nous relevons quatre défis majeurs les plus délicats :

1. La formation : pour plus d’efficacité de la pastorale, la spécialisation s’avère nécessaire non seulement par des études théologiques et philosophiques, mais aussi dans les domaines dits profanes.

2. Les écoles : le niveau intellectuel des élèves baisse de plus en plus. Les causes en sont multiples :

- Certains parents ne comprenant pas le bien-fondé des études, soutiennent difficilement leurs enfants.

- Le manque d’effort de la part de certains élèves qui veulent réussir par la tricherie parfois systématisée et organisée.

- L’inconscience professionnelle de certains éducateurs qui ne prennent pas au sérieux leur travail.

- Enfin, même si l’État devait apurer les arriérées des salaires, l’instabilité politique qui se poursuit ne favorise pas un engagement consciencieux.

Le diocèse s’engage à poursuivre sa mission évangélisatrice en formant les hommes et les femmes, les consciences et en continuant l’éducation civique pour une culture de l’excellence.

3. La santé : l’action du diocèse en ce domaine est indubitable. Le diocèse compte 35 formations médicales gérées par le B.D.O.M. Au moment où l’approvisionnement des centres de santé en médicaments demeure un véritable problème, la vague des pillages du 30 avril et de mai 1997 est passée dans la pharmacie diocésaine, les hôpitaux et les centres de santé. La formation en médecine dans les jours qui viennent s’avère indispensable.

4. « Justice et Paix » : devant la violation des droits humains, le diocèse par sa commission « Justice et Paix » se propose de former et d’informer les fidèles sur les principes fondamentaux des droits de l’homme et les mécanismes devant rendre la justice et la liberté par des moyens pacifiques.

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