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« Soyons en vérité ce que nous sommes appelés à être ! ». L’Évêque de Lisala a célébré une messe lors de la 55ème Assemblée Plénière de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.  Dans son sermon basé sur les lectures du Mercredi de la XIIème semaine du Temps Ordinaire, année B (2 R22, 8-13 ; MT 7, 15-20), Mgr Ernest Ngboko affirme que « si je proclame que je suis chrétien, ma vie doit porter les fruits que Jésus demande à ceux qui le suivent. » Par ailleurs, poursuit le prélat, « le roi Josias, dans la première lecture, nous donne l’exemple d’un leader qui lit les événements du monde avec un regard de la foi. Il conclut une alliance avec Dieu à la suite de la découverte du livre de la Loi par le prêtre Helcias. C’est un appel à être attentifs aux signes de temps. » En effet, « Dieu nous fait signe par les autres, mais également par les différents évènements de notre quotidien », relève l’Évêque de Lisala dont nous vous proposons l’intégralité de l’homélie.

Dans les Évangiles, Jésus nous dit souvent de ne pas juger les intentions d’une personne. D’autre part, il nous rappelle qu’avec certaines personnes ou compagnies, certains groupes, certaines activités ou milieux que nous fréquentons, il faut agir avec discernement. Ce processus de discernement déterminera les choix de notre propre vie.

Aujourd’hui s’ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Si je proclame que je suis chrétien ma vie doit porter les fruits que Jésus demande à ceux qui le suivent. Saint Paul dans son épître aux Galates nous révèle quelques-uns des fruits qu’on doit s’attendre à trouver chez un chrétien : « Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi. » (Galates 5,22-23). Au regard des défis pastoraux actuels, j’ajouterai crainte du Seigneur, honnêteté, abnégation, humilité, modestie, miséricorde, etc.

Ce qui ne veut pas dire qu’une personne bonne ne s’irritera pas, ne sera pas égoïste ou ne manquera pas de douceur de temps à autre. Comme nous le savons tous, le péché affecte notre humanité et cette pesanteur colle à notre peau. Cependant cette réalité ne peut nullement constituer une justification pour nos faiblesses. Mais quand les fruits de l’esprit Saint se retrouvent constamment dans la vie d’une personne, nous pouvons reconnaître que la source de ces fruits est bonne.

Tout comme Dieu ne peut produire quoi que ce soit de mauvais, la grâce ne peut pas produire de mauvais fruits. Dans la vie spirituelle, la grâce de Dieu est la source première du bon fruit. Par conséquent, quand nous coopérons librement avec cette grâce, le résultat est toujours le bon fruit de la sainteté et notre transformation en Christ.

C’est un effort continuel que nous sommes appelés à fournir dans notre vie de foi. Nous sommes invités à la vigilance. Nous apprenons qu’il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits ; et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. La conversion et la perversion se côtoient au quotidien.

« Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. », nous dit le Seigneur dans l’évangile de ce jour.   Cette mise garde peut, spontanément, tourner notre regard vers les autres. Eux, ils sont des faux prophètes ; tandis que nous, nous constituons une caste des vrais prophètes.  Quelle erreur !

A ma foi, ce texte de l’évangile est une interpellation, une invitation adressée à chacun(e) d’entre nous, selon son état de vie, à une cohérence dans sa vie. Soyons en vérité ce que nous sommes appelés à être ! Car Jésus dans ses enseignements s’est toujours opposé à toute forme d’hypocrisie. En effet, nous nous éloignerons de Dieu lorsque nous cesserons de le craindre. Lui, qui scrute les cœurs et les reins. Et comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions (Jc 2, 18).

Par ailleurs le roi Josias, dans la première lecture, nous donne l’exemple d’un leader qui lit les événements du monde avec un regard de la foi. Il conclut une alliance avec Dieu à la suite de la découverte du livre de la Loi par le prêtre Helcias. C’est un appel à être attentifs aux signes de temps. En effet, Dieu nous fait signe par les autres, mais également par les différents évènements de notre quotidien. En ce moment où nous nous sommes engagés dans un processus électoral dans notre pays, demandons à notre Dieu de nous donner des vrais et bons dirigeants qui le craignent, respectueux de l’homme, pétris des valeurs chrétiennes et républicaines, à l’exemple du roi Josias. AMEN !

Cenco

SAUVONS LE PROCESSUS ÉLECTORAL 

« Le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu » (Mt 18, 11)

  1. Nous, Cardinal, Archevêques et Évêques, membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en Assemblée Plénière à Kinshasa du 25 au 29 juin 2018, toujours mus par la sollicitude à l’égard du Peuple congolais dont nous avons la charge pastorale, sommes très préoccupés par les incertitudes qui planent sur notre pays. A six mois de la tenue des élections présidentielle, législatives nationale et provinciale, le climat sociopolitique demeure encore tendu, la situation sécuritaire et humanitaire précaire et les droits de l’homme sont bafoués.
  2. Néanmoins, nous sommes convaincus que la sortie pacifique de la crise qui sévit dans notre pays, passe nécessairement par l’organisation de bonnes élections. Nous devons sauver le processus électoral.
  3. Ayant payé de son sang pour l’alternance démocratique, le Peuple congolais, debout, attend impatiemment la tenue des élections le 23 décembre 2018 et non plus au-delà.

 I. REGARD SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL

  1. Considérant le calendrier électoral publié, nous reconnaissons les avancées accomplies dans le processus électoral, notamment l’existence d’un fichier électoral, la mise en œuvre partielle des mesures de décrispation du climat politique, un timide respect de la liberté des manifestations publiques.
  2. Cependant, au lendemain de la convocation du l’électorat, les avancées susmentionnées ne nous rassurent pas au regard des inquiétudes suivantes:

Le climat politique 

  1. Le non parachèvement des mesures de décrispation prévues dans l’Accord de la Saint-Sylvestre est inexplicable et inacceptable. Le maintien en prison ou en exil des cas emblématiques pour leurs opinions politiques, n’est pas de nature à favoriser les élections inclusives et apaisées que nous voulons tous.

Le fichier électoral

  1. Nous sommes préoccupés par le fait que le fichier électoral divise les parties prenantes au processus électoral. A ce propos, l’audit réalisé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a relevé des faiblesses, dont le manque d’empreintes digitales pour 16,6 %, soit six millions sept cent mille d’enrôlés (6,7 millions).

La machine à voter 

  1. Nous constatons qu’il n’y a toujours pas de consensus sur l’utilisation ou non de la machine à voter. A ce sujet, certains menacent même de boycotter les élections, apparemment sans en évaluer les conséquences.

La sécurité

  1. Nous déplorons l’insécurité persistante et croissante dans plusieurs provinces, aggravée par la multiplicité de groupes armés. Paradoxalement, cette situation contraste avec l’impressionnante militarisation du pays, entre autres dans le Nord-Kivu. Cette insécurité, vraisemblablement entretenue, ne risque-t-elle pas de servir de prétexte au refus d’organiser les élections dans le délai ?

 II. LES ÉLECTIONS QUE LE PEUPLE VEUT

  1. Pour être crédibles, les élections doivent être conformes à la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre, capables de garantir l’alternance. A ce sujet, il convient de rappeler l’Accord du 31 décembre 2016 qui, conformément à la Constitution (Article 70), stipule : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il s’ensuit que tout président ayant épuisé le deuxième mandat ne peut plus en briguer un troisième» (III.2.1). C’est le cas de l’actuel Président de la République.
  2. Il importe de souligner que dans l’esprit dudit Accord, les élections crédibles et apaisées sont celles inclusives où toutes les parties prenantes jouissent de l’égalité de chance et dont les résultats sont effectivement l’expression de la volonté du peuple. Nous disons NON aux élections biaisées.
  3. Depuis plusieurs décennies, les différents systèmes de gouvernance qui se sont succédé ont mis le pays à genoux. Dès lors, la RD Congo a besoin de l’alternance, d’un nouveau leadership et d’une nouvelle classe politique qui placent les intérêts des Congolais au centre de toutes les préoccupations politiques. Pour y parvenir, il faut avoir aux commandes de l’État, des hommes et des femmes compétents et intègres qui aiment réellement le pays.

 

III. NOS RECOMMANDATIONS

  1. À Son Excellence Monsieur le Président de la République :

      Nous demandons d’assumer ses responsabilités devant la Nation et de prêter l’oreille aux aspirations du Peuple congolais en veillant au respect de la Constitution et de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

  1. À nous-mêmes, Peuple congolais :

      Continuons à exiger des élections crédibles dans le respect du calendrier électoral publié. Ne cédons ni à la peur ni à la résignation et encore moins à la violence. Résistons à l’achat de conscience et aux manipulations politiciennes.

  1. À vous, les Jeunes :

      Nous vous exhortons à ne pas vous laisser manipuler par ceux qui vous incitent à la violence ou vous enrôlent dans des groupes armés ou des milices. L’avenir de la RD Congo vous appartient, préparez-vous de manière responsable dès maintenant à assumer vos responsabilités pour construire un Congo plus beau qu’avant.

  1. À vous, Honorables Députés et Sénateurs :

      Nous recommandons de relayer effectivement les aspirations profondes du Peuple au changement et de ne pas voter des lois qui ne rencontrent pas le bien du Peuple congolais.

  1. Au Gouvernement central : 

      Nous recommandons de tout mettre en œuvre pour paracheverles mesures de décrispation du climat politique. Il s’agit notamment des cas des figures emblématiques, des prisonniers d’opinion et des exilés politiques, afin de garantir l’inclusivité et l’égalité de chance pour tous. Il est temps de faire lever les dispositions des Gouverneurs et Bourgmestres qui entravent la liberté de manifestations publiques. Nous vous demandons d’assurer le décaissement des fonds au rythme des besoins de la CENI, afin de respecter le calendrier électoral. Il vous incombe de sécuriser effectivement la population et le territoire national, particulièrement les frontières afin d’avoir les élections apaisées sur toute l’étendue du pays. 

  1. À la CENI :

      Nous demandons de publier le plus tôt possible les listes provisoires qui pourront rassurer que les six millions sept cent mille (6,7 millions) enrôlés sans empreintes digitales ne sont pas des personnes fictives et d’apaiser la Nation sur la gestion de 1,2 millions de surplus de cartes d’électeurs non utilisées ; d’accéder à la demande d’une expertise nationale et internationale de la « machine à voter ». Car, les conclusions d’une telle expertise indépendante pourraient aider à trouver un consensus. Nous le rappelons, sans consensus à ce sujet, il serait prudent de s’en tenir à ce qui est prévu dans le calendrier électoral, à savoir l’impression et le déploiement des bulletins de votes, des procès-verbaux et des fiches de résultat (cf. nn. 38, 39 et 40).

  1. À vous, Acteurs politiques :

      Nous recommandons de vous engager de bonne foi dans le processus électoral et d’éviter tout extrémisme qui risque de plonger le pays dans une crise plus profonde encore ; de vous concentrer sur la formation des membres de vos partis ; de proposer des programmes politiques et des projets de société pertinents, en privilégiant les débats d’idées ; de préparer vos témoins pour les bureaux de vote ; et d’éviter de manipuler les jeunes ou de les inciter à la violence à de fins électoralistes.

  1. Aux membres des Organisations de la Société civile :

      Il vous incombe de demeurer alertes et engagés à accompagner la population par l’éducation civique et électorale, et de l’aider à bien discerner pour faire un bon choix.

  1. À vous, membres de la Communauté Internationale :

      Nous vous prions de poursuivre l’accompagnement du processus électoral et de placer l’intérêt supérieur du Peuple congolais au centre des négociations diplomatiques.

CONCLUSION

  1. Nous recommandons au Peuple congolais et aux hommes de bonne volonté d’être assidus dans la prière pour la sauvegarde du processus électoral. Car, « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que peinent les bâtisseurs ; si le Seigneur ne garde la ville, en vain la garde veille» (Ps 127,1).
  2. À l’occasion du 58ème anniversaire de l’Indépendance, que Dieu bénisse notre Pays et son Peuple et que l’Esprit Saint rende lucides les parties prenantes au processus électoral en vue d’un avenir meilleur. Puisse la Vierge Marie, Notre Dame de l’espérance, intercéder pour nous.

Kinshasa, le 29 juin 2018, en la solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul.

 

Jeudi 14 juin 2018, à l’Université Pontificale du Latran, l’abbé Michel Carlos Maembo a défendu sa thèse de doctorat en Théologie biblique sur le thème : « Le triomphe du Christ et le parfum de sa connaissance. Une étude exégético-théologique de 2Co 2, 14-17 ».

Sa réflexion naît d’une crise que certains considèrent comme une chance : la prolifération endémique et sans précédent des sectes ou des églises dites de réveil en République démocratique du Congo. En effet, s’il est vrai que l’Africain en général est viscéralement religieux, il apparaît aussi évident qu’aujourd’hui plus qu’hier, le congolais en particulier est submergé par l’influence des pasteurs-prédicateurs issus des sectes de tout bord et de tout genre.

Partant du constat paradoxalement dramatique de l’invasion des sectes en République Démocratique du Congo, Michel Maembo a mené une réflexion sur la signification profonde du ministère apostolique, sa nature, son originalité et sa crédibilité chez l’Apôtre des gentils.

Le concept clé de sa dissertation est le ministère apostolique, son authenticité, sa spécificité et son originalité chez Paul. Un regard attentif sur 2 Co 2 Co 2, 14-17 a aidé à cerner et à aiguiser la conception sur ce que Paul pense de lui-même et partant, de tout ministère apostolique. En effet, appliquant la méthode historico-critique et rhétorique, ayant fait recours à des procédés à la fois diachroniques et synchroniques selon les besoins, il ressort de cette conception quelques messages fondamentaux, notamment : le triomphe du Christ ; Dieu au centre de l’action apostolique ;  en communion avec le Christ ;  l’apôtre est la bonne odeur du Christ ; la qualification et/ou la dignité de l’apôtre ;  de la sincérité à la gratuité.

Tels sont, à titre indicatif et non exhaustif, les messages et/ou les paradigmes qui émergent de la lecture exégétique sur cette action de grâce contenue en 2 Co 2, 14-17, laquelle récapitule et anticipe toute la lettre de la réconciliation. Ces messages attirent l’attention sur la conception paulinienne du ministère apostolique pour évaluer correctement notre manière d’agir et d’être ministre de la Nouvelle Alliance. Il s’agit de consolider l’idée que notre ministère, pour qu’il soit authentique et crédible, doit tirer son origine en Dieu et se placer devant Lui pour se laisser interpeller par Lui. C’est Dieu qui rend digne et capable. D’où son ministre doit s’engager dans un élan dynamique de « va et vient incessant » et intime entre Dieu et son peule. En conséquence l’apôtre doit s’identifier au sacrifice de la croix, sacrifice offert par Jésus, expression maximale de son Amour incommensurable. L’apôtre est alors convié à s’appuyer uniquement sur Dieu qui ne choisit point les personnes capables, mais qui rend capables les personnes qu’il a choisies.

Au terme de la discussion, le révérend abbé Michel Maembo a été proclamé docteur en Théologie biblique, avec la mention Summa cum laude

Le diocèse de Lisala vient de s’enrichir d’une autre compétence. 

Félicitations à l’abbé Michel Carlos.    

Diolis

À Lisala, lors des funérailles de Mgr Jérôme Makila, décédé le 19 janvier 2018 à Kinshasa, Son Excellence Mgr Ernest Ngboko a rendu hommage à celui que le Diocèse de Lisala, le Clergé diocésain de Lisala, la Province Ecclésiastique de Mbandaka pleurent en ces jours. Celui qu’ils n’oublieront jamais car tellement sa vie, sa personne et son ministère auront marqué plus de cinq décennies la vie de l’Église de Dieu qui est à Lisala, dans la Province Ecclésiastique de Mbandaka et dans le Congo tout entier.

Voici l'intégralité du message du Son Excellence Mgr Ernest Ngboko, évêque de Lisala.

Le diocèse de Lisala annonce avec profonde douleur la disparition du serviteur de Dieu, Prélat d’honneur de Sa Sainteté, Mgr Jérôme Makila Makeli. Notre aîné vient de nous quitter ce vendredi aux alentours de 2h00 du matin. Nous pleurons notre richesse. Qu'il repose dans La paix de son Maître.

Abbé Égide Mongumu, Secrétaire-Chancelier.

Dimanche 10 décembre 2017, à la paroisse Saint Jean Berchmans Mondongo, Son Excellence Monseigneur Ernest Ngboko Ngombe, cicm, Évêque de Lisala, a présidé la célébration eucharistique au cours de laquelle il a conféré l’ordination sacerdotale au diacre Norbert EMELI.

À cette occasion, l’abbé Antoine LINDO Mongbongo a célébré ses 25 ans de vie sacerdotale.

Le clergé diocésain souhaite une cordiale bienvenue à Norbert dans la famille sacerdotale de Lisala. et toute la communauté chrétienne du diocèse rend grâce à Dieu pour le don précieux du sacerdoce. Félicitations à l’abbé jubilaire Antoine Lindo.

Égide Mongumu, Secrétaire-Chancelier

Du 1er au 5 décembre 2017, Son Excellence Mgr Ernest Ngboko a effectué une visite pastorale à la paroisse saint François-Xavier Lokalema, la première depuis sa nomination et sa prise de possession canonique comme évêque du diocèse de Lisala.

Monseigneur a quitté Lisala vendredi 1 décembre accompagné du secrétaire-chancelier, l’Abbé Égide Mongumu, de l’intendante, Sœur Lily Ndeba et du diacre Bienvenu Motingea. Le convoi épiscopal a débarqué à Yakata le soir, un des centres pastoraux de la paroisse, où l’évêque a été accueilli par une multitude des fidèles scandant des chants et des slogans de liesse. Le jour suivant, 2 décembre, Monseigneur l’évêque a célébré une messe pour la communauté de Yakata au cours de laquelle il a conféré le sacrement de confirmation à plusieurs fidèles. Après la messe Son Excellence a repris son bâton de pèlerin vers Lokalema, marche interrompue par l’accueil chaleureux lui réservé à Yakono, un autre centre pastoral. Avec des chants de joie, rameaux en mains, pagnes étalés par terre, les chrétiens de la communauté de Yakono ont accueilli leur pasteur.

Dimanche 3 décembre, à Lokalema, jour de la mémoire de Saint François-Xavier, saint-patron de la paroisse, Monseigneur l’évêque a célébré une messe solennelle, animée, à laquelle ont participé plusieurs milliers des fidèles venus de toutes les communautés de la paroisse.

Au cours de la messe, Son Excellence Mgr a béni deux mariages et conféré la confirmation à plusieurs fidèles. Dans son homélie il a exhorté les fidèles à persévérer dans la foi comme leur saint-patron, missionnaire et travailleur.

Mardi 5 décembre Monseigneur et sa délégation sont retournés à Lisala. En effectuant cette visite pastorale, l’Évêque réalise ainsi l’un des signes de ses armoiries : « la sandale, tout comme les empreintes de pieds, symbolise traditionnellement une Église pèlerine, en d’autres termes, la mission. » À l’instar du Saint-Père, le Pape François, il faudra faire de notre Église particulière une Église missionnaire, sortir de nous-mêmes, s’ouvrir davantage afin d’aller à la rencontre de nos frères et sœurs dans leurs réalités quotidiennes.

Pour mémoire, la paroisse Saint François-Xavier Lokalema a été fondée en 1940 par les Pères Paul Oushoorn et Constant Cuypers.

Diacre Bienvenu MOTINGEA

Le Pape François a présidé ce jeudi 23 novembre 2017 une célébration de prière pour la paix au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo. Elle a eu lieu dans la basilique Saint-Pierre, en présence de plusieurs évêques, prêtres et fidèles. Le Saint-Père a saisi cette occasion pour sensibiliser l’Église et le monde au drame vécu par les populations de ces pays africains, déchirés depuis des années par la guerre et la violence, et qui se sentent abandonnés de tous.

C’est avec émotion et espérance que des chants en swahili, en français et en anglais se sont élevés de la basilique Saint-Pierre, afin d’invoquer les dons de la paix et de la justice pour ces populations martyrisées et oubliées. Des photos de Sud-soudanais et de congolais, «qui souffrent et incarnent le corps crucifié du Christ» sont ainsi portées en procession en début de veillée.

Rendez-vous le 23 novembre à 17h30 pour une veillée de prière dans la Basilique Saint-Pierre pour la paix au Soudan du Sud et en République Démocratique du Congo. L’archevêque Gallagher présidera l’assemblée. L’invitation est également adressée au pape François, qui garantit un message enregistré et, si possible, sa présence. L’initiative vient des promoteurs de Solidarité avec le Soudan du Sud, un projet créé par UISG et USG, l’Union des Supérieurs Généraux, hommes et femmes, pour assister et aider les gens au Soudan du Sud, en collaboration avec la Conférence épiscopale du pays.

Les Évêques congolais membres de la Cenco ont bouclé ce vendredi 23 juin 2017 leur 54ème assemblée plénière ordinaire à Kinshasa par un message adressé au peuple congolais. Après avoir analysé la situation socio-politique du pays, les Pères Évêques ont jeté un regard critique sur la situation en RDC. Le titre de ce message a le mérite de la clarté : Le pays va très mal. Debout Congolais ! Décembre 2017 approche.

Dans leur lettre, les Évêques ont clairement exprimé leurs profondes inquiétudes et préoccupations au regard de la détérioration continue de la situation économique, sécuritaire et humanitaire ainsi que de l’impasse politique actuelle.

Pour sortir de la crise, les Évêques mettent en avant le refus de baisser les bras et la nécessité de se « mettre debout ». Ils insistent sur la nécessité de ne pas céder « ni à la peur, ni au fatalisme »« Une minorité de concitoyens a décidé de prendre en otage la vie des millions de Congolais. C’est inacceptable ! Nous devons prendre en main notre destin commun ».

Les Prélats exigent la tenue des élections présidentielle, législatives et provinciales avant décembre 2017. Ils rappellent encore la valeur sacrée et inviolable de la vie humaine et demandent la mise sur pied d’une enquête sérieuse et objective pour établir les responsabilités sur les atrocités commises au Grand Kasaï.

Ils appellent enfin tous les chrétiens, à partir du 30 juin, à un moment de prière intense et de jeûne pour la nation. 

Télécharger le message ici.

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