Vie du Diocèse

Vie du Diocèse (6)

PETIT SÉMINAIRE NOTRE DAME DE GRÂCE DE BOLONGO-MOLONGO

Situé sur une colline à 10 km de l’Évêché, le Petit Séminaire Notre-Dame de Grâce de Bolongo est l’œuvre de Mgr Égide DE BOECK, CICM (1875-1944).

Il a été fondé en 1934 et est le prolongement de ce qui, depuis 1922, existait à Mankanza dans le Vicariat Apostolique de Nouvelle-Anvers (1919-1936), devenu par après Vicariat Apostolique de Lisala (1936-1959).

C’est une maison de formation de grande renommée dans l’éducation et la formation intégrale de nombreux prêtres diocésains de l’ancien Vicariat Apostolique de Lisala. De cette maison de formation sont aussi issus plusieurs prêtres, religieux et laïcs.

Les principes d’or du Petit Séminaire de Bolongo sont :

- Ordo ducit ad Deum : L’ordre conduit à Dieu

- Age quod agis : Fais ce que tu dois faire

- Non multa sed multum : Ce n’est pas la quantité qui compte d’abord, mais la qualité.

- Duc in Altum : Avance en profondeur (Cf. Lc 5,4)

Liste des Recteurs des origines à nos jours :

1. Père VANDEPUTTE Joseph, cicm                  1922-1929

2. Père BRIJS Albert, cicm                                    1929-1936 et 1939-1946

3. Père VANHOUTEGEM Aloïs, cicm                 1936-1939

4. Père BROSENS Jacques, cicm                         1946-1948

5. Père CORNELISSEN Joseph, cicm                  1948-1950

6. Père VANDEKERCKHOVE Ambroise, cicm 1950-1960

7. Abbé EGBENDE Etienne                                  1960-1967

8. Abbé MAKILA Jérôme                                    1967-1972

9. Abbé KUMUONDALA Joseph                      1972-1974

10. Abbé AKUMA Pierre                                     1974-1980

11. Abbé LEMBI Camille                                       1980-1990

12. Abbé MAMBUNZU Justin                           1990-1993

13. Abbé LILONGA Jacques                               1993-1997

14. Abbé NGBOYO Anicet-Placide                     1997-1999

15. Abbé MAEMBO François Michel Carlos   1999-2005

16. Abbé EGBEGBE Adélard                                2005-2010

17. Abbé LEMBI Camille-Giron                           2010-2016

18. Abbé AKUMA Bernard                                 2017-

Le Diocèse de Lisala insiste de plus en plus sur la formation intégrale (humaine, intellectuelle, spirituelle et morale) de tous ses enfants pour en faire des hommes selon la volonté de Dieu, des fidèles engagés dans l’œuvre de l’Évangélisation, des citoyens bâtisseurs de la cité suivant l’esprit de l’Évangile, en imprégnant le temporel de l’Évangile.

L’éducation est la voie royale de développement et de la propagation de l’Évangile de Jésus-Christ. En tenant compte de cette exigence, l’enseignement dans notre diocèse vise l’éducation de tout l’enfant ou du jeune, c’est-à-dire sa formation intégrale : physique, intellectuelle, esthétique, civique, morale et spirituelle. Mais plus spécifiquement, il s’agit d’éduquer l’enfant ou le jeune aux valeurs authentiques afin qu’il soit plus homme, cohérent dans sa vie et utile par son service dans la société et dans l’Église.

L’Évêque a été ainsi amené à mettre un accent tout particulier sur l’attention à apporter à la formation des enfants et des jeunes, en commençant dès le bas âge (à l’école maternelle et primaire), en passant par l’adolescence pour former des “hommes” (humanités ou école secondaire) et en poursuivant cette formation à l’âge adulte (au niveau supérieur et universitaire) pour arriver à la pleine maturité.

De cette manière, on peut espérer réussir la lutte contre les antivaleurs en apprenant aux enfants et aux jeunes des vraies valeurs humaines et les vertus chrétiennes, les préparant ainsi à la responsabilité de demain dans la cité et dans l’Église.

Encouragé par les directives de l’Église en général et singulièrement celles de l’Épiscopat du Congo, le diocèse de Lisala se rend de plus en plus compte de la nécessité qu’il y a à asseoir solidairement ses moyens matériels et financiers.

C’est dans ce but qu’il a commencé depuis août 1997 une grande campagne de sensibilisation des fidèles à la bonne et ancienne pratique chrétienne longtemps oubliée : la DÎME, afin de soutenir l’Église dans ses membres et ses œuvres. L’Évêque a publié une lettre pastorale “Mpako ya Eklezya” (l’impôt de l’Église) pour donner des lignes de conduite à cette opération qui doit devenir pour le Diocèse une habitude, une tradition à respecter chaque année.

C’est par l’impôt de l’Église que le diocèse donne sa contribution annuelle aux Œuvres Pontificales Missionnaires : Propagation de la Foi, Œuvre de Saint Paul Apôtre, Enfance Missionnaire.

La situation financière et matérielle très fragile du diocèse, conséquence de la profonde crise socio-économique du pays, ne lui permet pas de s’acquitter de sa mission et de soutenir la population. Nous relevons quatre défis majeurs les plus délicats :

1. La formation : pour plus d’efficacité de la pastorale, la spécialisation s’avère nécessaire non seulement par des études théologiques et philosophiques, mais aussi dans les domaines dits profanes.

2. Les écoles : le niveau intellectuel des élèves baisse de plus en plus. Les causes en sont multiples :

- Certains parents ne comprenant pas le bien-fondé des études, soutiennent difficilement leurs enfants.

- Le manque d’effort de la part de certains élèves qui veulent réussir par la tricherie parfois systématisée et organisée.

- L’inconscience professionnelle de certains éducateurs qui ne prennent pas au sérieux leur travail.

- Enfin, même si l’État devait apurer les arriérées des salaires, l’instabilité politique qui se poursuit ne favorise pas un engagement consciencieux.

Le diocèse s’engage à poursuivre sa mission évangélisatrice en formant les hommes et les femmes, les consciences et en continuant l’éducation civique pour une culture de l’excellence.

3. La santé : l’action du diocèse en ce domaine est indubitable. Le diocèse compte 35 formations médicales gérées par le B.D.O.M. Au moment où l’approvisionnement des centres de santé en médicaments demeure un véritable problème, la vague des pillages du 30 avril et de mai 1997 est passée dans la pharmacie diocésaine, les hôpitaux et les centres de santé. La formation en médecine dans les jours qui viennent s’avère indispensable.

4. « Justice et Paix » : devant la violation des droits humains, le diocèse par sa commission « Justice et Paix » se propose de former et d’informer les fidèles sur les principes fondamentaux des droits de l’homme et les mécanismes devant rendre la justice et la liberté par des moyens pacifiques.

C’est en synergie que nous construirons notre diocèse. Que chacun donne le meilleur de lui-même pour qu’en responsables éveillés nous puissions participer tous à l’amélioration de la situation matérielle et spirituelle de notre diocèse.

« Il est temps de nous réveiller » (Rm 13,11b). Que cette belle parole de Saint Paul et reprise par nous, vos Évêques, puisse réellement vous réveiller et réveiller aussi vos potentialités. (Mgr NKINGA Louis).

Faire de notre Diocèse une vraie famille des enfants de Dieu est l’enjeu qui se présente à nous. En Octobre 1996, Mgr l’Évêque livre quelques considérations générales à près sa première tournée pastorale Les merveilles de Dieu, notre espoir. Et, à la suite de la session organisée par le diocèse du 10 au 13 novembre 1997 sur le thème “Église-Famille de Dieu”, S. E. Mgr Louis NKINGA a publié une lettre pastorale intitulée Ensemble construisons une Église-Famille de Dieu (Décembre 1997).

Dans ce document sont tracées les idées forces qui constituent pour ainsi dire des balises pour la famille de Dieu qui est à Lisala. Du 10 au 12 janvier 2000, le diocèse a organisé une session d’évaluation sur l’Église-Famille de Dieu, à l’issue de laquelle l’Évêque a publié la lettre pastorale Tolendendala o nzela ya botongi Eklezya-libota lya Nzambe (25 février 2000).

Dans sa lettre pastorale Paroisse, lieu de communion (le 1er août 2003), l’Évêque a rappelé, dans le sillage de ses enseignements sur l’Église-Famille de Dieu, le devoir de faire de chaque paroisse une maison de famille, une communauté d’amour.

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