Diolis

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Faire de notre Diocèse une vraie famille des enfants de Dieu est l’enjeu qui se présente à nous. En Octobre 1996, Mgr l’Évêque livre quelques considérations générales à près sa première tournée pastorale Les merveilles de Dieu, notre espoir. Et, à la suite de la session organisée par le diocèse du 10 au 13 novembre 1997 sur le thème “Église-Famille de Dieu”, S. E. Mgr Louis NKINGA a publié une lettre pastorale intitulée Ensemble construisons une Église-Famille de Dieu (Décembre 1997).

Dans ce document sont tracées les idées forces qui constituent pour ainsi dire des balises pour la famille de Dieu qui est à Lisala. Du 10 au 12 janvier 2000, le diocèse a organisé une session d’évaluation sur l’Église-Famille de Dieu, à l’issue de laquelle l’Évêque a publié la lettre pastorale Tolendendala o nzela ya botongi Eklezya-libota lya Nzambe (25 février 2000).

Dans sa lettre pastorale Paroisse, lieu de communion (le 1er août 2003), l’Évêque a rappelé, dans le sillage de ses enseignements sur l’Église-Famille de Dieu, le devoir de faire de chaque paroisse une maison de famille, une communauté d’amour.

Son Excellence Mgr Ernest Ngboko, clôture l’année jubilaire de la Miséricorde par une lettre pastorale intitulée « Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68.

Il veut, dans ce message, remercier le Seigneur pour tout ce qu’il a fait pour chaque fille et fils du diocèse, et confier à sa miséricorde infinie l’avenir du Diocèse.

Ces réflexions soulignent sa satisfaction concernant tout ce que chacun fait pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ dans le contexte difficile que passe l’Église particulière de Lisala.

Mgr  l’évêque insiste sur de nouveaux efforts à fournir par tous, pour relever les défis de la pauvreté, de la division, de l’exclusion et de l’incurie qui constituent encore des obstacles majeurs dans l’annonce de l’Évangile. Seule la miséricorde de Dieu peut aider à aller de l’avant et affronter les difficultés de la vie avec courage.    

 

Mardi 8 novembre 2016, le diocèse de Lisala est en deuil. L’Abbé Guillaume MOGAGA n’est plus. Le Révérend Abbé Guillaume MOGAGA est né le 07 avril 1933. Après les études primaires, secondaires et supérieures, il a été ordonné prêtre le 12 juillet 1964. Il a occupé de postes importants qui ont contribué à la vie pastorale du Diocèse.

Le 12 juillet 2014 l’Abbé Guillaume avait totalisé cinquante ans de vie sacerdotale et a célébré son jubilé d’or de vie sacerdotale.

Celui qui était le doyen du clergé diocésain de Lisala s’est éteint à l’âge de 83 ans.

Avec l’évangile de Matthieu 25, 23 nous disons au feu Doyen : «  Serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur. ». 

En cette année de miséricorde, le clergé de Lisala s’est réuni autour de son évêque, Son Excellence Mgr Ernest NGBOKO, du 18 au 24 août 2016, pour la retraite spirituelle annuelle combinée avec la session de formation permanente dans les locaux du Grand Séminaire Interdiocésain, Théologie Saints Pierre et Paul.

Cette retraite-session a été animée par le Révérend Abbé Raymond UBEMU du diocèse de Mahagi-Nioka sur les thèmes : La Vie Communautaire du Clergé diocésain, lieu pour s’exercer à la miséricorde et De la nouvelle éthique mondiale, jeux et enjeux.

Au cours de ses exposés, le prédicateur a appelé les prêtres à un recommencement intérieur. Pour l’animateur de la retraite, le prêtre devra repartir du Christ, l’Unique Sauveur, afin de déconstruire son identité de consacré pour la reconstruire autrement avec et par le Christ. Le presbytre, a-t-il ajouté, doit vivre en tenant compte des jeux et des enjeux de la nouvelle éthique mondiale.

La retraite et la session de cette année ont connu la participation de 76 prêtres et d’un diacre. Cette rencontre spirituelle s’est clôturée par une messe solennelle présidée par Mgr l’Évêque dans la cathédrale Saint Hermès de Lisala, en présence de beaucoup de fidèles laïcs, religieuses et religieux venus s’associer à ce rendez-vous spirituel.

1966 – 2016, jour pour jour,  la Congrégation des Sœurs de Sainte de l’Enfant Jésus de Lisala célèbre ses 50 ans d’existence.

Fondé le 5 octobre 1966 par Son Excellence Mgr Louis Nganga, alors Évêque du diocèse de Lisala, l’Institut des Sœurs de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est une congrégation de droit diocésain érigée canoniquement le 8 décembre 1968 par le décret formel du Fondateur.

Le premier Chapitre Général au cours duquel ont été élues la première Supérieure Générale et ses Conseillères a eu lieu au Centre Bon Pasteur de Lisala du 7 au 11 octobre 1996.

Les membres prononcent les trois vœux et vivent en communauté.

Aujourd’hui, l’Institut compte 70 religieuses reparties dans 15 communautés et 26 jeunes filles en formation dont 11 novices, 10 postulantes et 5 pré-postulantes.

Les Sœurs Thérésiennes de Lisala, d’après leur charisme qu’est « famille disponible » vivent dans la disponibilité au service de l’Église locale en se dévouant, suivant les directives et les options de l’Évêque, aux œuvres suivantes :

Enseignement,

Médico-sociale,

Développement,

Caritative,

Catéchèse et autres auxquelles l’Évêque peut les appeler selon les besoins du Diocèse, pour autant qu’elles soient compatibles avec leur vie de religieuses Thérésiennes de Lisala. 

Quelques activités du Jubilé :

Retraite animée par Mgr Louis NKinga, Évêque émérite, du 19 au 24 septembre 2016

Semaine culturelle, du 26 au 30 septembre 2016 : Conférences, Visites, Soirées musicale et folklorique, sports.

1er octobre 2016 : Messe à 6h30 célébrée par Mgr Ernest Ngboko, Évêque de Lisala, au cours de laquelle il y aura accueil des aspirantes, prise d’habit, Prise de nom de ‘de Jésus’ et renouvellement des vœux.

02 octobre 2016 : à 8h00, Messe solennelle de Jubilé d’Or célébrée par Mgr Ernest Ngboko à la cathédrale St Hermès de Lisala au cours de laquelle il y aura émission des premiers vœux et perpétuels.

Extrait de l’homélie de l’Abbé Pierre Akuma, pendant la concélébration eucharistique vespérale (Texte original en lingala), Mbandaka, vendredi 11 mars 2016, cathédrale Saint-Eugène.

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Nous professons, nous chrétiens, que Dieu est le Créateur du ciel et de la terre, de tout ce qui est visible et invisible. Et « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gn 1, 31). A cet égard, dans le livre de la Sagesse 11, 24, nous lisons : « Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu  n’as de dégoût pour rien de ce que tu as fait ; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l’aurais pas formé ».

Par ailleurs, la Bible nous enseigne aussi que chaque être humain est créé par amour, à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26). Ce n’est pas un hasard si le Pape François a proclamé une Année sainte de « la Miséricorde de Dieu », laquelle a été solennellement inaugurée le 8 décembre 2015 et sera clôturée le 20 novembre 2016.

Quiconque place sa confiance en la miséricorde de Dieu découvre et comprend du dedans la bienveillance dont Dieu ne cesse de l’entourer à travers les événements et les situations de sa vie terrestre. Comme nous le rappelle la IIe  lecture de cette messe, Dieu fait « toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). Et le croyant voit déjà ici-bas, comme l’Apôtre Jean à Patmos, « un ciel nouveau, une terre nouvelle » (v.1).

En ce qui concerne en particulier Mgr Joseph KUMUONDALA qui vient de nous quitter, je le connais de longue date, depuis le moment où nous n’avions pas encore 15 ans. Je me rappelle entre autres qu’il était non seulement un amoureux du football, mais qu’il était aussi et surtout un footballeur qui ne se laissait pas facilement ravir le ballon sur le terrain de jeu, et qui constituait pour l’équipe adverse une sorte de rempart solide et difficilement franchissable. On l’avait surnommé pour cela « ¢ », « C barré » (cf. en musique, le nom ancien et anglais, allemand, de la note « do ». Sur la portée, il indique une mesure à deux temps au lieu de quatre).

Ce garçon de petite taille, mais physiquement robuste, faisait également preuve de grande endurance morale. Pour la première fois, je l’ai vu pleurer au Grand Séminaire Saint-Augustin de Bwamanda où nous venions à peine de commencer la Ie  année de Philosophie, en 1963. C’était à la nouvelle du décès de son papa. La deuxième fois, c’était à Rome : il venait de se fracturer un bras, sur le terrain de football. Je l’ai accompagné à l’hôpital  des « Fate bene Fratelli ». Sa souffrance lui semblait insupportable. La troisième fois, c’était à l’évêché de Lisala, vers la fin d’août 1974, lorsque Mgr Louis NGANGA lui annonça, de façon inattendue, sa nomination comme recteur du Philosophat Provincial à ouvrir à Bamanya en octobre de la même année. Coup dur et ironie du sort pour celui qui, un mois auparavant, un soir, sur le balcon du presbytère de la Paroisse Saint-Hermès de Lisala, venait de déclarer à haute voix et fermement, devant ses confrères et nos Grands Séminaristes de Jean XXIII là présents, qu’il ne quitterait jamais le diocèse où il était incardiné pour aller chercher le bonheur ailleurs. Je l’ai vu aussi verser des larmes à Bokungu, le dimanche de son ordination épiscopale. J’étais désigné ainsi que l’Abbé Joseph MOKOBE de Basankusu pour l’entourer pendant la liturgie de la Parole. A la procession vers l’autel, pour le début de la cérémonie de l’ordination épiscopale, nous n’avons cessé de l’exhorter à prendre courage, à ne plus sangloter.

L’endurance morale du jeune homme, du prêtre et de l’évêque Joseph KUMUONDALA se nourrissait abondamment de la Parole de Dieu en général et de l’Évangile de Saint Jean en particulier. A cet égard, le fil conducteur et l’idée-force de son ministère sacerdotal étaient la mystique de Jean-Baptiste : « Il faut que Lui grandisse et que moi, je diminue » (Jn 3, 30). C’est cette profonde ressource intérieure qui lui ont permis d’assumer courageusement les secousses de sa vie, en particulier quand il lui a été demandé à Rome de mettre fin en 1981 à ses études de spécialisation en Théologie biblique, qui lui tenaient à cœur, pour revenir au pays comme évêque auxiliaire de Bokungu-Ikela. Il souhaitait travailler en paroisse après ses études de spécialisation à Rome.

Une autre forte secousse qui l’a ébranlé, c’est sa nomination comme archevêque de Mbandaka-Bikoro. En effet, il était tendrement attaché au Diocèse de Bokungu-Ikela. Sa devise épiscopale : « Eritis mihi testes »-« Vous serez mes témoins » (Ac 1, 8), l’a aidé à discerner dans cette épreuve un autre appel que le Seigneur lui adressait. C’est ainsi qu’il a continué à grandir dans sa confiance en Lui. Significatif est à cet égard l’extrait biblique qu’il a choisi à l’occasion de ses 25 ans d’ordination sacerdotale : « Yahvé aura tout fait pour moi ; Yahvé, éternel est ton amour, ne délaisse pas l’œuvre de tes mains »-« Yawe abongiseli ngai makambo manso ; bolingo bwa ye, bolingo bwa seko, otika ngai, mosala mwa maboko ma Yo te » (Ps; Nzembo ya David 138/ 137, 8).

HOMMAGE FUNÈBRE DU DIOCÈSE DE LISALA A SON EXCELLENCE MONSEIGNEUR JOSEPH KUMUONDALA MBIMBA  PAR L’ABBE PIERRE AKUMA, Mbandaka, dimanche 13 mars 2016 (Extrait des propos en lingala).

En cette circonstance spéciale, je pourrais m’étendre longuement sur les souvenirs personnels, nombreux et variés, que je garde de mes relations avec Mgr Joseph KUMUONDALA MBIMBA. En effet, j’ai commencé à le voir et à le connaître au Petit Séminaire Notre-Dame de Grâce de Bolongo, avec Mgr Ferdinand MAEMBA ici présent. J’avais alors à peine 13 ans et lui 14 ans ; nous étions en VIe Préparatoire. A l’entrée au Séminaire, nous étions en tout 45 élèves. Au long de l’année scolaire, il y eut des départs. Mais en VIIe Préparatoire, 8 autres garçons vinrent nous rejoindre. Nous provenions de différents coins de la Province de l’Équateur, notamment le Vicariat apostolique de Lisala (1936-1959), le Vicariat apostolique de Coquilhatville, des Préfectures apostoliques de Bikoro et de Lolo.

Conformément à la demande de mon évêque, Mgr Ernest NGBOKO, je prends ici la parole au nom du Diocèse de Lisala. Dans cette perspective, je vais considérer l’itinéraire terrestre de notre disparu sous cinq aspects.

1. L’homme Joseph Kumuondala

« Kumundala », telle était la graphie officielle de son nom de famille, datant de l’époque « missionnaire belge ». En réaction à cette déformation onomastique et jaloux de ses origines nobiliaires et de son identité, il commença à écrire « KUMUONDALA MBIMBA » (le « Kumu de Ndala »). Cf. les photos-souvenir de son ordination sacerdotale à Roby le 21 septembre 1969.

Pour mémoire, il est le premier prêtre séculier du Diocèse de Lisala à porter officiellement un double nom (un  nom et un postnom), bien avant la politique du « Recours à l’authenticité » sous le régime du Président MOBUTU. Bref, pour lui donc «  noblesse oblige », tant au sens socio-culturel qu’au sens proprement moral, spirituel et sacerdotal : « Alingaki te ‘te basakana na nkombo ya Ye, lokola ye moko mpe alingaki kosakana na bomoi bwa ye te! »…

2. Le séminariste Joseph Kumuondala (1955-1969)

Il a tout mis en œuvre pour intérioriser et assimiler à fond la formation qu’il a reçue au Séminaire, au Congo et à Rome. Quant aux attraits de l’Europe, ils pouvaient facilement le détourner de l’idéal sacerdotal, à l’instar de certains jeunes gens de sa génération. Au contraire, il a su y faire victorieusement face, en «  séminariste libre, dans l’esprit des enfants de Dieu et non pour faire n’importe quoi » (Son auto-témoignage).

3. Le prêtre Joseph Kumuondala Mbimba

Il a considéré la prêtrise comme étant effectivement sa vocation ; il en avait des signes. Bien plus, il était bien décidé à « vraiment être prêtre » (Auto-témoignage), entre autres comme prêtre pionnier de sa paroisse de Roby. Pour rappel, nos condisciples théologiens étaient ordonnés prêtres à Rome le 04 mai 1969 par le Cardinal Pierre-Grégoire AGAGIANIAN, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples. Nous avions préféré être ordonnés plutôt dans nos paroisses d’origine, dans la perspective et le cadre de la pastorale diocésaine des vocations.

L’idée-force du prêtre Joseph KUMUONDALA : « Il faut que Lui [Jésus] grandisse et que moi, je diminue » (Jn 3, 30).

Le contexte ecclésial de son ordination presbytéral : les mots d’ordre d’alors :

- « Prêtres de l’Église à l’heure de l’Afrique ».

- La devise de Mgr Louis NGANGA, Évêque de Lisala : « Pax in Caritate » ; « La Paix dans la Charité et par la Charité » ; « Bolingani Mama wa Boboto ».

- La mystique de la fraternité sacerdotale et de la charité pastorale à vivre « en esprit et en vérité » (Jn 4, 23. 24) comme témoignage d’engagement apostolique. D’où l’idée-force du trio Abbés Ferdinand MAEMBA (ordonné à Bumba Saint-André le 15 août 1969), Joseph KUMUONDALA et Pierre AKUMA (ordonné à Ebonda, le 28 septembre 1969) :

a) « Congregavit nos in unum Christi amor »; « Bolingi bwa Kristu bosangisi biso esika yoko ».

b) « Yezu asanginyi biso, mpe atindi biso tosangela Nsango Elamu ».

Le prêtre Joseph KUMUONDALA était fort attaché à son Église locale de Lisala. Il nous avait même déclaré un jour qu’il ne se séparerait jamais de son diocèse pour aller chercher le bonheur ailleurs.

Et pourtant il a répondu courageusement à l’appel de Dieu qui l’envoyait comme premier recteur du Philosophat Provincial de Bamanya. Pendant les années qu’il a passées dans cette maison de formation sacerdotale, il a été membre dynamique de l’Équipe de l’animation provinciale du Clergé séculier, dans l’esprit de « la Conscience équatoriale ».

4. L’évêque Joseph Kumuondala

Son ardent et inébranlable amour exemplaire pour l’Église l’a amené à accepter d’aller travailler comme son envoyé et son témoin à Bokungu-Ikela et à Mbandaka-Bikoro. «  Mihi testes eritis » ; « Vous serez mes témoins ».

5. Le prêtre et l’évêque Joseph Kumuondala, missionnaire du diocèse De Lisala

Sa disparition a coïncidé avec le IVe dimanche du Carême, appelé le dimanche de « Laetare, Jerusalem ! », «  Réjouis-toi, Jérusalem ! »…Pour nous, ce n’est pas une pure coïncidence !

Sa disparition est donc pour son Diocèse d’origine motif d’action de grâce à Dieu, qui a accueilli son bon et fidèle serviteur dans la joie éternelle ; motif de légitime fierté, un message, une exhortation et une interpellation.

Cher et digne fils du Diocèse de Lisala, cher frère, cher condisciple et ami, adieu et repose en paix auprès du Seigneur. Amen.

Abbé Pierre Akuma

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